Description de la Wicca

La Wicca est parfois considérée comme une religion, parfois davantage comme une philosophie. Elle inclut des éléments que l'on peut trouver dans nombre de croyances telles que le chamanisme, le druidisme, et les mythologies grecque, slave, latine et nordique. Ses adeptes, les wiccan, prônent le culte de la nature, qu'ils dénomment « l'Ancienne Religion ».

# Posté le jeudi 11 juin 2009 20:00

Sens du terme

Le terme wicca a été créé par Gerald Brousseau Gardner au XXe siècle, qui affirmait qu’il voulait dire « sorcellerie » en vieil anglais. En réalité, sorcellerie en anglais ancien se dit wiccacraeft (d'où le terme actuel witchcraft et wicca est le masculin de sorcier (le féminin étant wicce et le pluriel wiccan). Ces mots dérivent du verbe wiccian qui signifie ensorceler, pratiquer la magie.

Pour Gardner, wicca avait à l’origine le sens d'« art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l’ethnologue Margaret Murray qui écrivit le chapitre sur la sorcellerie dans l’édition de 1957 de l’Encyclopaedia Britannica, où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l’analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « le sage ». On constate, de plus, des similitudes avec la langue allemande, « wissen » signifiant « savoir ».

D’autres étymologies concurrentes sont cependant apparues. Robert Graves dans La Déesse blanche, traitant du saule, un arbre qui dans la Grèce antique était dédié à Hécate écrit : « Ses liens avec les sorcières sont si forts dans l’Europe du Nord que les termes sorcière (witch) et criminel (wicked) dérivent du mot utilisé pour nommer le saule (wicker).» Margot Adler dans Drawing Down the Moon rattache wicca à l’indo-européen wic/weik dont la signification recouvre les sens de soumettre et de changer. Elle estime donc qu’une « sorcière aurait été une femme habile à imaginer, à soumettre et à changer la réalité ».

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# Posté le jeudi 11 juin 2009 20:05

Histoire : Origines

La Wicca s'inscrit dans la mouvance européenne du néopaganisme de la première moitié du XXe siècle. Elle consiste en un syncrétisme popularisé par le britannique Gérald Gardner dans deux livres : Witchcraft Today, publié en 1954 et The Meaning of Witchcraft en 1959. Le Livre des Ombres,ouvrage de référence Wicca Gardnerienne fut écrit à l'origine par Gérald Gardner (certains suggèrent également une collaboration rétribuée d'Aleister Crowley, le célèbre occultiste fondateur de la philosophie Thélémite), il fut partiellement réécrit par Doreen Valiente (née le 4 janvier 1922 dans le Mitcham dans le nord de Londres, sous le nom de Doreen Edith Dominy) selon certains auteurs à la demande de Gardner, selon d'autres de sa propre initiative après le décès de l'auteur initial. Chaque wiccan possède théoriquement son propre Livre des ombres. Celui-ci récapitule les croyances et les rituels du lignage pour les traditions initiatiques. Chez les wiccans éclectiques, qui sont aujourd'hui majoritaires, il s'agit d'un journal religieux écrit ou compilé par l'adepte lui-même pour son seul usage.

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# Posté le jeudi 11 juin 2009 20:10

Histoire : Évolution du mouvement

D'abord confinée à un cercle restreint, la Wicca s'est progressivement développée dans les pays anglo-saxons où elle constitue la principale forme de néopaganisme. Diffusé par les milieux féministes américains dans le contexte général de la contre-culture des années 70 elle s'est progressivement transformée et diversifiée, acquérant une dimension écologiste qu'elle n'avait pas au départ. Parallèlement aux structures initiatiques issues de la lignée de Gardner ou d'Alex Sanders, s'est créée une Wicca éclectique dont les membres pratiquent en dehors de toute initiation formelle. Leurs croyances et pratiques divergent considérablement suivant les individus et la frontière entre la Wicca proprement dite et les autres formes de néopaganisme sont souvent floues.

La diversité des pratiques, l'absence de structure centrale - et souvent de structures tout court - et la crainte des persécutions rend le nombre des wiccans difficile à déterminer[1] En 1990 l'étude ARIS avait estimé le nombre des wiccans aux États-Unis à 8 000. L'étude suivante, réalisée en 2001 en trouve 134 000 auxquels il faut ajouter une part significative des 140 000 américains se définissant comme païens [2]. L'enquète du Pew Forum, réalisée en 2008 place à environ 1.2 millions le nombre d'Américains pratiquant des religions "New Age". La majorité d'entre eux seraient wiccans ou fortement influencés par la Wicca. Ces chiffres sous-estiment probablement la taille réelle du mouvement, une part significative des wiccans pratiquant en secret par crainte des discriminations. Une évolution similaire se constate dans tous les pays anglo-saxons. Les wiccans éclectiques sont, dans l'ensemble, largement majoritaires même leur domination est moins prononcée en Grande-Bretagne.

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# Posté le jeudi 11 juin 2009 20:19

Le Divin

La plupart des wiccans croient en une double déité représentée par une Grande Déesse et un Dieu Cornu considérés comme des polarités complémentaires et l'incarnation des forces de la nature[4]. Les représentations divines sont multiples et variées, en fonction de la culture prégnante du groupe. (ex : Ceridwenn et Cernunnos, Isis et Osiris , Odin et Frigg...).

La Déesse-mère : elle symboliserait l'énergie féminine, la nuit, la magie, l'eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune et à ses 4 phases, astre dominant dans la wicca. Les wiccans parlent de la triple déesse dans le sens où des quatre phases de la lune, trois seulement sont visibles :
La lune montante représenterait la jeune fille;
La pleine-lune: la mère;
La lune décroissante: la vieille femme
La lune noire (nouvelle lune): la mort;
Un mythe attribuable tant à la tradition Gardnerienne qu'Alexandrienne que l'on peut trouver dans "Progressive Witchcraft au chapitre 3, stipule que la déesse, possédant toutes les connaissances (y compris celle de la mort) aurait séjourné dans le royaume de la mort de qui elle serait tombée amoureuse. La mort, de l'anglais "Death", ne permettant pas d'identification de genre, dans ce mythe est masculin. Les wiccans l'attribuent donc à une des manifestations du dieu cornu.

La nouvelle lune est rarement incluse dans les rites wiccans. Lors de la nouvelle lune, la déesse résiderait au royaume des ombres à des fins de régénération et les wican pratiquent à ce moment-là de la magie dite "passive". (méditation, voyance...)

Le Dieu-Père : il est associé au feu, à l'air, à la baguette, l'épée, l'athamé, les récoltes, la sexualité, le soleil. Souvent il est représenté avec des cornes, appelé le Cornu, même s'il n'y aurait aucun lien avec Satan ou toute autre représentation du diable. En réalité, le symbolisme des cornes rappellerait les cornes d'un cerf, ou autre animal, symbole de la Nature en elle-même. Souvent associé à Cernunnos (Dieu Celte de l'abondance), aux divinités greco-romaines Faunus ou à Pan.
Tel la Déesse, trois aspects principaux lui sont donnés :

Dieu Soleil/de la Moisson.
Dieu Chasseur/de la faune et la flore Sauvage.
Dieu de la Mort/renaissance.
Le dieu mâle peut aussi être double, tel le Roi du chêne (Oak King) et le Roi du houx (Holly King). Selon la mythologie païenne, deux fois par an : au solstice d'été (Litha)et d'hiver (Yule), les deux dieux s'affronteraient: le roi du chêne amenant la lumière et la chaleur au solstice d'hiver, et le roi du houx le froid et la noirceur au solstice d'été. Les deux rois seraient considérés comme des frères. Bien que semblant opposés, aucun des deux ne reflèterait le bien ou le mal, considérant que "trop, c'est comme pas assez" pour les effets de l'un et l'autre.

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# Posté le jeudi 11 juin 2009 20:21